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Un morceau de ma vie


Je me suis longtemps demandé pourquoi j'écrivais. Jamais, pas même encore aujourd'hui je n'ai eu la réponse. Est-ce le besoin d'hurler que je réfrénais et qui sortait par le biais de ma plume ? Est-ce une envie de me libérer ? Un appel au secours ou une hymne à ma douleur ? Je ne sais pas exactement... Il est surement mieux ainsi.
La plume et moi même, plus qu'une histoire d'amitié fraternelle, passionelle : un défi pour survivre. C'est au travers des lignes de mes cahiers de cours et sur les feuilles blanches que j'ai noircit que j'ai véqt, que j'ai appris à exister et à me liberer.
Parce que trop de fois ils ont vu mes larmes couler de mes yeux, trop souvent ils ont eu connaissance de mes sanglots, trop de fois ils m'ont laissé en compagnie de me tristesse. Est-ce normal ? Auraient-ils du agir ainsi ? Pourquoi dois-je sempiternellement affronter leur dénis, leurs regards fuyants ? Ils se disent être mes parents, je ne les vois guére plus comme des géniteurs. De simples inconnus pour qui je n'ai plus d'affection mais désormais de l'antipathique, de la colère, du dédain, de la rancoeur et de l'indignation.

Ecrire est une nécéssité, une sorte de second soufle, imperceptible aux autres, inaudible à ceux qui n'écoutent pas. C'est bien plus qu'une simple de passion. Je ne peux pas vous dire à quel point il m'est vital d'écrire. Pencher mes lettres sur ce papier, lui écrire des vers que je jugerait vains, décrire mes sentiments et émotions au fils de divers strophes, c'est ce que j'aime, c'est que qui me fait continuer de m'accrocher, d'esperer même...

Quand j'ai eu besoin de soutient, de réconfort, de compréhension et d'écoute, je me suis confronté au mur du silence que je frappais de toute mes forces. Je hurlai afin que l'on m'entende, je frappai pour le briser... Beaucoup refusaient d'entendre ce que j'avais à dire : j'était homo, mais et alors ? ! Cela faisaitil de moi un paria ? Etait-ce différent ? Non... Tout ces effort furent inutils. Encore de vains efforts.

Une fois le mur abatu, j'ai d'abord commencé par croire que je les avait perdu, que je n'aurai jamais du le leur dire. Erreure ! J'ai su ouvrir les yeux sur une seconde vérité, guére moins réjouissante que la première. Je ne les avait pas perdu. Comment perdre ce que l'on avait jamais eu ?

Je me suis souvent demandé où ils étaient pendant toutes ces années. Toutes ces soirées où je me suis retrouvé seul. Enfermé dans le tourment de la vérité, j'ai grandi, je me suis forgé mes propres idées sur la vie, j'ai vécut moi-même mes propres expériences. J'ai souvent entendu bon nombre de mes amis me raconter que leur parents étaient trop envahissants, trop encombrants, toujours à vouloir connaitre chacun des détails de la vie de leur enfant... Je ne comprennait pas en quoi cela pouvait etre une sorte de défaut. Je ne réussissait pas à me mettre à leur place. Mes parents s'étaient toujours montré plus au moins distant avec moi, comment pourrais-je imaginer le contraire ? J'ai toujours su que je n'était leur fils que par les liens du sang et les soucis administratifs. En dehors de cela et de quelques souvenirs assez vagues, rien. Pas même une parole de réconfort à son décés. Ni une interrogation à propos de mes peines. Mes histoires d'amours, jamais nous n'en parlions, à présent nous en parlerons encore moins. Je ne me considère pas spécialement comme un exemple car je sais que nombreux sont les jeunes qui grandissent sans modèle parental fiable. Peu de jeunes savent ce que j'ai vécut, et au fond ça n'interresse que très peu de gens.

Il y a trop de gens qui gravitent autours de moi. Des égoïstes. Des égocentriques. Des personnes malsaines à mon équilibre. D'autres personnes tentent de m'empêcher de penser par moi même comme certaine essaient de me mettre des bâtons dans les roues. Mais que veulent-ils à la fin ? Me voir chuter ? Tomber jusqu'au fond ? Trop tard, j'ai déja eu l'occasion de le toucher, et je n'y suis pas rester... Personne ne peut plus m'abbatre,. Je tient debout sur mes pieds. La tête sur les épaule. Le regard vers l'avant, le dos droit, la tête haute. Je n'ai plus cette peur enfantines qui m'emprisonnaient jadis.


Texte crit par A last hope le 28 mars 2008 à 22h10. Vu 2116 fois.


Commentaires


Par A last hope le 17 avril 2008 à 19h38
Merci Juh! Merci beaucoup c'est gentil!

Par Juh le 16 avril 2008 à 13h31
J'apprécie beaucoup ta façon d'écrire, et j'admire également le fait que tu arrive à te confier à une page blanche qui devient finalement des pixels noirs sur les écrans des inconnus désoeuvrés.. De plus, je m'identifie à toi/ton personnage, bien que je devrais plutôt faire partie de la catégorie de personnes que tu évoque, celle avec des parents "présents". Enfin bon, bravo à toi, je m'arrête ici cela risque de tourner au racontage de vie ^^.

Par Gaby le 8 avril 2008 à 19h39
J'aime beaucoup ce texte, et je m'y retrouve énormément !


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