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Les forces et les faiblesses de l'information sur Internet




Les forces et les faiblesses de l’information sur Internet


SOMMAIRE


I Comment chercher l’information sur Internet ?

1) Les moteurs de recherche

2) Les annuaires ou répertoire de recherche

3) Les métamoteurs

4) Les portails


II Les principales forces de l’information sur Internet

1 ) L’immédiateté de l’information

2 ) Profusion de l’information

3 ) Une liberté d’expression presque totale


III Les principales faiblesses de l’information sur Internet

1 ) Le problème de la fiabilité de l’information

2 ) Les rumeurs ou les « hoax »

3 ) L’utilisation d’Internet par des goupes extrémistes, sectaires

4 ) Une liberté sous contrôle et au service des intérets américains


Sources :

Des sites Internet :
- http://www.hoaxbuster.com : chasseur d’hoax ou de rumeurs sur Internet.
- http://www.liberation.com : le site du quotidien
- http://nsdapmuseum.com : le site du musée du parti nazi.
- http://courcelle-bruno.nom.fr/index.html : informations sur la NSA.
- http://www.nsa.gov : le site de la NSA.



Presse écrite :
- Telerama, 22 avril 2001
- Sciences et Avenir, janvier 2001
- La Tribune, 6 Avril 2001
- Le Vrai Journal, avril 2001
- L’Express, 27 avril 2001
- Webmagazine, avril 2001








INTRODUCTION


L’Internet est un réseau mondial d’information entre plusieurs milliers d’ordinateurs reliés ensemble. L’Internet donne donc la possibilité aux populations du monde de communiquer de manière efficace et à moindres coûts entre elles. Chaque personne connectée peut, à son aise, communiquer avec n’importe quelle personne partout dans le monde, publier et mettre en ligne et à disposition de n’importe qui ses idées, vendre ce qu’il veut. Aujourd’hui, Internet fait partie à part entière de la liste des différents médias comme la radio ou la télévision. Ce nouveau réseau de communication bouleverse tout le monde de l’information : la recherche, la production et la diffusion de l’information prennent à présent une dimension planétaire.









I Comment chercher l’information sur Internet ?

On évalue actuellement à plusieurs milliards le nombre de pages présentes sur Internet. Cette fragmentation des ressources nécessite plus que jamais des outils de repérage et d'aiguillage et, à l’instar d’une bibliothèque bien rangée, Internet dispose de nombreux « catalogues » de recherche qui permettent de trouver plus facilement l’information recherchée.

1) Les moteurs de recherche

Pour expliquer simplement le fonctionnement d’un moteur de recherche, on peut le comparer à une bibliothèque. Imaginons qu'un utilisateur se promène dans les rayons, choisit certains documents et note tous les mots qu'il trouve dans ces documents ainsi que le numéro du rayon et la position des documents dans celui-ci. Par la suite, pour pouvoir trouver les documents qui contiennent un mot, il peut simplement retourner à cette liste, repérer le mot et regarder où sont les documents qui le contiennent ! Il ne lui reste plus qu'à retourner dans les rayons chercher les documents, tout en priant pour qu'ils y soient encore...
Un moteur de recherche fonctionne sur le même principe : un programme visite automatiquement plusieurs sites Web et enregistre dans une base de données le texte contenu dans chacune des pages visitées. C'est dans la base de données ainsi construite que l’on cherche, ce qui vous permet de trouver des pages Web correspondant à votre demande. On trouve souvent, pour une même requête des milliers de pages web mais seuls les premiers sites correspondent précisement à ce que l’on cherche.


Quelques moteurs de recherche :
AltaVista : 350 millions de sites indéxés (http://www.altavista.com)
Northern Light : 250 millions de sites indéxés (http://northernlight.com)
Google (http://www.google.com)




2) Les annuaires ou répertoires de recherche



Reprenons encore l'image de la bibliothèque. Imaginons quelqu'un qui se promène dans les rayons et choisit des documents. Cette fois-ci, au lieu de simplement noter les mots qui se trouvent dans le document, il prend la peine de jeter un coup d'oeil pour s'assurer que le document est intéressant. Si le document est effectivement intéressant, il note certaines informations précises comme le titre et sa position. Il ajoute aussi, pour plus de précision, certains mots (des sujets) décrivant bien son contenu et peut même y joindre un résumé descriptif.
C'est le principe utilisé par les répertoires de recherche. Les sites Internet sont choisis par les responsables du répertoire et non automatiquement par un programme Les responsables construisent ainsi une base de données contenant de l'information comme leur titre, leur adresse URL, les sujets traités (sport, éducation, arts et spectacles, etc.), et parfois même des descriptions.


Quelques annuaires ou répertoires de recherche :
Yahoo! : 2 millions de sites classés par thème (http://www.yahoo.com)
Yahoo! France : 120000 sites répertoriés (http://www.yahoo.fr)
Voilà : il référence 65000 sites français (http://www.voila.fr)
Lycos : environ 60000 sites classés dans 4000 catégories (http://www.lycos.fr)


3) Les Métamoteurs

Sur Internet, les outils de recherche permettant d'interroger simultanément plusieurs moteurs ou annuaires s'appellent des métamoteurs.

Vous pouvez, par exemple, lancer une requête à la fois dans AltaVista et dans Yahoo! Il est à noter que les métamoteurs ne retiennent généralement que les 10 à 30 premiers résultats fournis par chaque outil interrogé. Ainsi, le métamoteur accumule en quelque sorte ce que chaque outil juge le plus «pertinent»!
Le principal avantage d'un métamoteur est sa plus grande couverture du contenu d'Internet vu son interrogation simultanée de plusieurs outils de recherche
Par contre, cette interrogation simultanée pose problème, car on ne peut alors utiliser toutes les capacités des différents outils. Il faut se restreindre aux caractéristiques communes, et même là, certains problèmes demeurent. En effet, certains métamoteurs ne traduisent pas votre demande dans les différents langages des outils qu'il utilise. Les résultats peuvent alors être trompeurs.




Quelques métamoteurs :
Copernic (logiciel à installer sur l’ordianteur)
MetaCrawler


4) Les portails

Un portail est simplement un site Web qui se veut une porte d'entrée sur les différents services d'Internet. On y offre un ensemble plus ou moins complet de services généraux ou propres à un domaine : outil de recherche, répertoire, actualité, service gratuit de courrier électronique, informations en tous genres etc. L'idée est d'offrir le plus de services possible pour se rendre indispensable.

Quelques portails :
Altavista : http://www.altavista.fr
Libertysurf : http://www.libertysurf.fr
Wanadoo : http://www.wanadoo.fr
AOL : http://www.aol.fr





II Les principales forces de l’information sur Internet

1) L’immédiateté de l’information

Internet, dernier-né des médias, est souvent présenté comme le média de la vitesse, disponible 24h sur 24, sans frontières géographiques et qui offre la possibilité de faire le tour de la planète en quelques secondes.

De nombreux sites restituent ainsi de l’information toute la journée, en continu et actualisée plusieurs fois par jour.

Les premiers producteurs de l’information en ligne restent les médias classiques.
On trouve ainsi les versions web des journaux. Ces sites ne ne contentent pas de mettre simplement en ligne quelques articles de leur version papier mais disposent d’une véritable cyberrédaction. Pour les internautes, cela implique deux nouveautés par rapport à l’ère du papier :
- D’abord, sur le Net, les journaux enrichissent leurs publications d’un ensemble de ressources multimédias. L’internaute peut ainsi accéder à de potentielles ressources concernant tel ou tel sujet grâce aux liens hypertextes. Sur certains sites, on peut accéder aux archives des journaux (gratuites pour Liberation et payantes pour Les Echos). Ainsi, si l’on souhaite obtenir par exemple des informations concernant la position du Medef (syndicat âtronal) sur les retraites, on peut bien sûr lire l’article sur ce thème dans la version papier de Liberation. Mais sur le Net, on a également un premier lien vers le site du Medef, un deuxième vers le serveur du Premier Ministre avec un dossier sur les retraites et un troisième vers l’Observatoire des retraites, avec l’analyse de tous les systèmes de pensions…
- Ensuite, la presse quotidienne régionale propose en ligne de plus en plus de services et d’informations à caractère local. Le site de Ouest-France, premier quotidien français en terme de diffusion en est l’exemple parfait : il a lancé le réseau MaVille dans une vingtaine d’agglomérations. En plus de l’actualité de ces communes, l’internaute peut y dénicher une foule d’informations pratiques comme les offres d’emploi, les programmes de cinéma, les petites annonces.

Tous ces sites proposent aussi le plus souvent des chaines d’info thématique qui permettent à l’internaute d’aller cherche directement l’info qui l’intéresse. Plus besoin donc de regarder, comme au journal télévisé, tous les reportages qui précèdent celui qui nous intéresse.

Citons plusieurs sites d’information :
- les versions web des journaux : le Parisien (http://www.leparisien.com), Libération (http://www.liberation.com), Ouest-France (htpp://www.ouest-france.fr)
- les sites d’informations locales : http://www.alencon.maville.com
- des revues n’existant que sur le Net : le Journal du Net (l’actualité sur le Web) : http://www.journaldunet.net ; Canoë (site d’info généraliste) : http://www.canoe.fr ; Transfert (quotidien français de référence en ligne : info internationales et nationales) : http://www.transfert.net


2) La profusion de l’information

Internet est d'abord un colossal gisement d'information.
En janvier 2000, Internet donnait accès à plus d’un milliard de documents. Même si on trouve parmi ceux-ci de nombreux doublons, cela laisse tout de même une quantité impressionnante de données. Surtout quand on garde à l'esprit que cette masse double de manière régulière (tous les ans environ) ...

Les forums sont aussi un autre moyen d’avoir accès à une quantité considérable d’informations. Il existe des forums sur pratiquement tous les thèmes et les sujets abordés sont parfois pointus. Leur fonctionnement est toujours le même : on laisse un message sur une page prévue à cet effet et d’autres internautes vous répondent quelques temps plus tard en laissant un message sur cette même page.
Ce système fonctionne aussi par e-mail : on envoie un message à une adresse e-mail qui renvoie ce même message à tous les correspondants qui se sont inscrits au groupe de discussion. Les abonnés à ce système, si ils peuvent vous renseigner, communiquent directement leur réponse par e-mail.


3) Une liberté d’expression presque totale

L’internaute qui cherche une information sur Internet jouit d’une liberté presque totale. La quasi-totalité des sites présents sur la toile lui sont accessibles et la censure presque inexistante.

Mais cette liberté apparamment totale sur Internet pose quelques problèmes : à quelle information peut on faire confiance ? Les sites officiels, qui optent souvent pour la prudence et qui n’apportent pas de véritable information ou bien les sites tendancieux, pas toujours objectifs et qui transforment parfois l’information ?

La solution à ce problème pourrait venir des sites de journalisme « open source », pour les internautes. L’internaute n’est plus relégué au rôle de témoin passif des médias mais peut participer au processus de création et de filtrage de l’information. L’internaute peut éclairer l’actualité en apportant son témoignage, son expèrience et en améliorant le tri de l’information. Le site Nospoon (http://www.nospoon.org) propose ainsi à ses visiteurs de publier leurs propres articles et d’ajouter des commentaires aux papiers déjà en ligne. Résultat : les thèmes abordés sont pointus, les infos semblent fiables et la liberté de ton absolue.
D’autres sites du même type existent : Slashdot (http://www.slashdot.com, en anglais), C’est Tout (http://www.c-est-tout.com)


Prenons un exemple tout simple :
On veut savoir si les portables présentent un véritable danger pour notre santé. Si l’on a pas accès à Internet, on obtiendra très peu d’information sur un sujet aussi grave (les enjeux économiques sont énormes), touchant plus de 30 millions de français. Par contre, en cherchant un peu sur Internet, on arrive à s’informer :
- Si on se contente des sites officiels des opérateurs téléphoniques (SFR : http://www.sfr.fr et Bouygues Telecom : http://www.bouygtel.com/sante ), on obtient très peu d’information. Le site de SFR (langue de bois à l’extrème) assure par exemple qu’il a mis en place « une cellule de suivi des études scientifiques portant sur les conséquences sanitaires de l’utilisation des mobiles »
- A l’inverse, si on s’intéresse aux pages personnelles d’internautes, on obtient davantage d’information. Malheureusement, les sources des documents n’y figurent pratiquement jamais et ces sites manquent souvent de références scientifiques sèrieuses. Deux adresses : http://www.ifrance.com/portables et www.telephone-portables.fr.st
- Si l’on va sur un site « open source » (http://www.nospoon.org par exemple), on peut obtenir une quantité non négligeable d’information sur la nocivité des portables. Le fait que les internautes ajoutent leurs commentaires aux articles est un plus pour se forger une opinion.

La non-censure qui existe sur Internet permet aussi à certaines personnes d’échapper à un régime dictatorial, militaire… Ainsi, en Chine, le site http://www.sina.com (accessible depuis la Chine mais basé en Californie) publie de l’information que les internautes chinois n’auraient jamais trouvés dans les médias officiels, soumis à la censure. Les autorités chinoises, avec l’arrivée d’Internet, ont été confrontées à d’autres problèmes, notamment avec la récente publication de documents sur les événements de Tiananmen : il s’agissait de notes d’officiels chinois ainsi que leurs plans pour interdire cette manifestation.


Internet offre donc une quantité inestimable d’informations, accessibles depuis chez soi, très rapidement.
Mais comment faire le tri de l’information sur Internet ? A quelles informations peut on faire confiance ? La vérification des source est en effet presque impossible. Se pose aussi le problème de la pérennité des informations. Ce que l'on trouve à une adresse donnée aujourd'hui ne s'y trouvera plus forcément demain.

L’immédiateté de l’information, la liberté d’expression et l’impossibilité de censurer sur Internet permettent aussi toutes les dérives.
En fait, le fonctionnement d’Internet s’appuie sur un paradoxe : les principales forces de l’information sur le réseau en font aussi les principales faiblesses.





II Les principales faiblesses de l’information sur Internet

1) Le problème de la fiabilité de l’information

Le problème de fiabilité de l’information sur Internet est récurrent. Tous les internautes se sont un jour confrontés au problème de la vérification des sources d’un document. Une tâche presque impossible dans une grande partie des cas (pages personnelles…). Un problème d’autant plus important que bon nombre de journalistes vont chercher l’information sur le Net pour la relayer ensuite dans les médias plus traditionnels.

On a ainsi pu voir des journalistes expérimentés se ridiculiser en exploitant des documents fantaisistes. Exemple : la publication à la une de France-Soir d'une photographie censée représenter l'accident de la princesse Diana.

De même, dans les sources non authentiques se trouvent les clones de sites officiels. Une autre source d'erreur, mais qui menace plutôt les novices, consiste à étendre la crédibilité institutionnelle d'un site au contenu de ses sous-domaines. Or les serveurs les plus académiques regorgent de théories farfelues en tout genre ; nombreux sont les organismes, en particulier les universités, qui hébergent des pages personnelles (étudiants, salariés, membres) sans que celles-ci les engagent en rien.

Un autre problème vient du fait que les journalistes peuvent couvrir, presque en temps réel, un événement dans le monde entier, sans bouger de leur bureau, en utilisant Internet. Ils font ainsi preuve d’un certain don d’ubiquité : théorie physiquement impossible qui stipule q’une personne peut être en plusieurs endroits en même temps. Une méthode bien moins onéreuse qu’un voyage vers une quelconque contrée mais qui ne permet pas de vérifier ce qui se passe réellement sur le terrain.

Matt Drudge est l’exemple type des déviances auxquelles peut aboutir la profession de journaliste à cause d’Internet. Cet américain de 33 ans est connu dans le monde entier pour ses scoops. Il utilise l’immédiateté de l’information sur Internet et ce don d’ubiquité offert par le Net pour « la course aux scoops ». C’est lui, qui a, par exemple, annoncé la mort de la princesse Diana cinq minutes avant les grands médias. En 1998, il révèle l’affaire Lewinski avec trois jours d’avance sur Michael Isikoff, journaliste à Newsweek. Matt Drudge se permet tout : pas de déontologie journalistique (aucune vérification de la véracité de l’information), pas de ligne éditoriale etc. Ce qui compte pour lui c’est d’aller vite, quitte à donner des informations erronées. Ce qui ne manque pas d’arriver : on estime qu’une révélation sur trois est fausse !



2) Les rumeurs ou les hoax

Pour une rumeur normale, qui ne passe pas par Internet, la mémoire fait défaut : la rumeur peut être en effet oubliée ou déformée. L'avantage d'Internet est le fait de pouvoir toucher un grand nombre de personnes très rapidement, ne serait-ce que par le biais de son carnet d'adresses mails, avec un même message. Du coup, on ne se contente plus d'échanger les rumeurs avec des personnes que l'on connaît, mais avec un nombre plus grand de correspondants

Ainsi, sur Internet, les canulars électroniques ou les « hoax » prolifèrent à toute vitesse, au hasard des forum et autres boîtes aux lettres personnelles (e-mail). Pour l’internaute un peu naïf et non initié, il est parfois délicat de différencier la véritable information de l’intox. On trouve plusieurs types de cyber-rumeurs :

- les cyber-rumeurs les plus courantes sont souvent gratuites et polluent le réseau. Ce sont souvent des alertes à de faux virus. Si elles entretiennent une certaine paranoïa collective (pour le plus grand bonheur des marchands de logiciels antivirus), elles encombrent également le réseau. Un autre danger vient de l'accumulation de ces messages. En effet, à force de crier au loup, on peut ne plus faire la différence entre le vrai du faux et ignorer un réelle mise en garde...

- On trouve également des hoax provenant, on le suppose, d’entreprises, pour couler ou tout du moins pour mettre en difficulté leurs concurrentes. Ericsson, tout d’abord, a fait les frais de fausses promesses commerciales : des mails expliquaient que le fabriquant de télépones mobiles distribuait gratuitement certains de ses modèles, pour dix e-mails relayant leur publicité. Quelques temps après le lancement de ce hoax, une rumeur à l’identique apparaissait avec, cette fois, Nokia.

- Les rumeurs prennent aussi parfois une tournure contestataire : ce sont les blagues d’aspect militant. Ainsi, après le naufrage de l’Erika, de faux e-mails estampillés Totalfina ont circulé. On y découvre des courriers électroniques des cadres de la société. En voici une copie :

Objet: Totalfina

Instructif ! Cet echange d'emails entre plusieurs hauts cadres de Totalfina montre comment la multinationale petroliere responsable de la maree noire tente d'etouffer l'expression citoyenne.

- Une petition appelant au boycott des produits Totalfina circule depuis quelques jours sur l'Internet (voir ci-dessous). Il est indispensable et urgent de mettre en place une strategie de defense face a un phenomene qui peut etre plus dommageable encore a notre entreprise que le traitement de l'affaire de l'Erika par les medias traditionnels. J'attends vos suggestions par retour d'email, avant la reunion de demain.
- Selon mes informations, ce n'est pas une mais plusieurs (au moins 3) petitions qui tournent actuellement. Meme mon fils (!) en a recu une sur sa boite aux lettres electronique.
- N'y a-t-il pas un moyen de demander aux fournisseurs d'acces Internet ou de systemes de courrier electronique de bloquer les petitions concernant Totalfina ?
- Je suggere de demander le concours des Renseignements Generaux, qui pourraient remonter jusqu'a l'ordinateur a partir duquel a ete lancee la petition. Ou portons plainte, de maniere publique. Cela aurait valeur d'exemple.
- Jean-Jacques, je ne pense pas que l'on puisse porter plainte ou mobiliser les RG pour une simple petition !
- Utilisons les techniques de desinformation : noyons l'Internet de fausses petitions.
- Je ne crois pas que l'on puisse faire quoi que ce soit contre une petition faisant boule de neige sur l'Internet. Cela serait une perte de temps, un temps qu'il faut au contraire mettre a profit pour reflechir a une parade au niveau de la communication institutionnelle de Totalfina. Nous avons commence a donner des gages mediatises de bonne volonte a propos de la maree noire. Nous devrons continuer a communiquer dans les semaines, voire les mois qui viennent, sur un nouveau mode qui reste a definir, afin de regagner la confiance des consommateurs. Dans notre communication, montrons-nous desormais plus ecologistes que les ecologistes.



- On trouve également des canulars de très mauvais goût, qui s’entourent souvent d’une connotation politicienne ou pire, raciste ou xénéphobe. Ce sont les hoax sur les problèmes, par exemple, de la sécurité dans les villes (apparus juste avant les éléctions municipales en France) ou les alertes médicales (dans des cinéma, des prétendues aiguilles porteuses du virus du sida seraient plantées dans les sièges)


Internet, par la rapidité des informations qui y circulent est un outil remarquable pour l’expansion des rumeurs sur le réseau. Internet permet aussi aux auteurs de ces canulars de conserver un anonymat protecteur. La solution pour que ces mails encombrants ne se propagent plus sur Internet pourrait venir du simple bon sens des internaute…

Formidable outil de communication, le Net peut donc aussi servir à désinformer. Et il est parfois utilisé par des groupes extrémistes pour véhiculer leur idéologie.



3) L’utilisation d’Internet par des goupes extrémistes, sectaires

Internet, dans son ensemble, est, comme nous l’avons vu soumis à aucune censure. Dans l’absolu, chaque internaute peut désormais devenir source d’information pour la communauté mondiale et véhiculer ses informations, ses idées, ses théories aussi farfelues soient elles. Mais cela ne va pas sans poser de sérieux problèmes notamment au niveau juridique.

De nombreux groupes extrémistes et sectaires ont ainsi profité d’Internet pour contourner les difficultés juridiques auxquelles elles devaient faire face dans les médias traditionnels pour prôner leurs théories ou leurs idéologies. La loi définit en effet très précisément les limites de la liberté d’expression en France. Il est par exemple interdit de tenir des propos racistes, xénophobes ou d’inciter à la haine raciale, en public. Ces lois sont aussi en vigueur sur Internet mais elles sont beaucoup plus dures à appliquer car la notion de frontière n’a aucun sens sur un réseau à l’échelle planétaire.

Il suffit en effet, pour les groupes extrémistes, racistes ou sectaires, de choisir un hébergeur (c’est lui qui stocke les pages d’un site Internet) qui se trouve dans un pays où la réglementation est beaucoup moins stricte (par exemple aux Etats-Unis) ou un pays suffisamment éloigné pour que l’hébergeur ne puisse être atteint par une procédure judiciaire.
Le problème vient du fait qu’un internaute français peut accéder, en toute quiétude, à ces pages et aux informations qui y sont divulguées.

Les principaux sites des sectes sont ainsi hébergés aux Etats Unis où les différentes religions jouissent de la liberté de culte. Citons entre autre le site du Parti de la Loi Naturelle (P.L.N. : http://members.aol.com/partiloina/) ou le site de l’Eglise de Scientologie (http://www.scientology.org).

D’après le rapport établi par M. Maurice Glèlè-Ahanhanzo, rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme, plus de 200 sites de par le monde diffusent de la propagande raciste. En cherchant un petit peu sur Internet, on trouve facilement des sites (le plus souvent en anglais) à la gloire d’Hitler, de Göring, d’Hess ou d’autres figures du mouvement nazi. Citons entre autre :
- Le site http://www.worldmilitaria.com qui propose à la vente de nombreux objets nazis dont « Mein Kampf », d’Hitler.
- Le site http://nsdapmuseum.com , le site du musée du parti Nazi va beaucoup plus loin. Il prétend relater les évènements qui se sont réellement passés lorsque Hitler était au pouvoir. De nombreuses photos, lettres, jouets et timbres présentés sur le site sont à la gloire du nazisme.


4) Une liberté sous le contrôle et au service des intérêts américains
La liberté, même si elle semble totale sur Internet, a ses limites. Les américains ont en effet mis sur pied un organisme chargé de veiller à la sécurité du territoire américain : c’est la NSA (National Security Agency, l’Agence Nationale de sécurité). C’est certainement l'organisme le plus secret, et l'un des plus importants et des plus puissants des services de renseignements américains. Le budget de la NSA est colossal : 4 milliards de dollars. Effectifs : 30 000 personnes.
La NSA a développé un réseau de 120 satellites avec l'aide du Canada, de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de nos amis britanniques. Le but consiste en l'écoute de tout ce qui se dit ou s'écrit par téléphone, fax, e-mail, etc.
Officiellement, c’est pour combattre le terrorisme et prévenir des attentats. Pour cela, Echelon, le nom du programme en question utilise des mots-clefs.
En voici une liste non exhaustive : « Explosives, guns, assassination, detonators, nuclear charges, ambush, sniping, picric acid, silver nitrite, mercury, fulminate, presidential motorcade, salt peter, charcoal, sulfur, security, forces, intelligence, agencies ».
Chaque message utilisant un de ces mots-clefs est aussitôt intercepté par les machines, puis lu ou écouté. Chaque jour, Echelon pirate ainsi en toute illégalité l'équivalent de la bibliothèque du Congrès américain.
Mais l’on voit clairement que la lutte contre le terrorisme n’est pas l’activité principale de la NSA. Il suffit en effet aux terroristes de ne pas utiliser ces mots clefs (la liste complète est disponible sur Internet) dans leurs communications pour échapper à la surveillance américaine.

La NSA permet surtout de servir les intérêts américains et en particulier ses intérêts économiques. Les exemples sont nombreux.
En 1993 par exemple, un contrat sur la vente de plusieurs avions d’Airbus entre l’Egypte et la France était sur le point d’être signé. Les américains, avec l’aide, on le suppose, de la NSA ont intercepté illégalement les communications téléphoniques entre les dirigeants des deux pays et ont fait une offre plus attractive à l’Egypte, pour remporter finalement le marché.



Conclusion
Sur Internet, la notion de frontière et celle de distance n'existent plus, c'est-à-dire que l'information circule librement d'un pays à un autre et cela de manière quasi instantanée. Il s'agit donc d'un mode de communication novateur qui allie la puissance de l'écriture à la rapidité de l'oral, à l'échelle planétaire.

De plus, à la différence des autres moyens de communication tels que la presse et la télévision, l'utilisateur du réseau peut en quelques secondes devenir lui-même acteur c'est-à-dire passer d'un rôle passif consistant à consulter des informations à un rôle actif permettant la mise en ligne de données. L’information n’est donc jamais figée et elle peut à tout instant être modifiée à la différence des autres supports de communication tel le support papier par exemple.

Force est donc de constater qu’Internet constitue à ce jour le mode de communication le plus puissant au monde permettant à chacun de communiquer de manière quasi instantanée ses opinions ou tout autre donnée au monde entier. Naturellement, cette nouvelle zone d'échange d'informations permettant en principe la libre expression de chacun a rapidement générée quelques dérives qui restent encore aujourd’hui sans solution : les sites de propagande raciste, extrémiste ou sectaire nous le montrent.

La solution à ces dérives pourrait venir la responsabilisation des différents acteurs de l'Internet et d’une autorégulation.

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