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La Curée
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Emile Zola - La Curée - Chapitre I


La Curée
1 « Cependant les convives ne mangeaient plus….tâchée de plaques violettes et couverte de poils roux »
Introduction :
Parmi ses œuvres, Zola essaye de respecter les lois du naturalisme qu’il définit lui-même dans le Roman expérimental comme étant une description réaliste à laquelle on mêle la rigueur scientifique : c’est ce qui ressort de La Curée en 1872.
Homme qui méprise le Second Empire, Zola par la description de la fin de repas des bourgeois satire cette société.
Nous sommes ici dans le chapitre I qui marque une rupture temporelle avec les chapitre suivants : le repas se passe en octobre 1862 et c’est une scène brève.
Chapitre d’exposition travaillé pour être séduisant, présentation des personnages.
Dès le premier chapitre, on est dans le second empire avec un lieu qui le symbolise : le bois de Boulogne.



Plan : linéaire


I. « Cependant les convives … ciselé »
- Mouvement descriptif avec progression à thème éclaté. Repas « ne mangeaient plus » éclaté par des détails « verre, pain, fruits »
- Alternance singulier / pluriel des groupes nominaux « les verres le pain, les pelures, les assiettes, la belle symétrie »
- Déchéance : « noirci, émietté, terni »
- Allitération en s : chaos « semblait avoir soufflé sur la table »
- Multiplication des pluriels = abondance


II. « Les convives … légèrement tourné »
- allitération en s : « Et les convives s’oubliaient là…grisent à petit coup » => ivresse, assouplissement des convives.
La satire commence ici.
- Léthargie : réseau lexical « regard vide », « alourdi », « béat » … ; temps des verbes -> plus que parfait à action achevée « les rires étaient tombés », « on avait bu et mangé » renforcé par les infinitifs passé du passage précédent « avoir soufflé »…
- Jeu des adjectifs ; « ivresse mesurée et décente » culte de l’apparence, hypocrisie du comportement. « qui se grisent à petits coups » qui boivent à petit coup.
- Rythme ; « le vague affaissement… » phrase longue, conjonction de coordination qui renforcent l’affaissement. La phrase est rallongée artificiellement.
- Vision fragmentée des corps : « un bras », « le regard », « front », « nuque »àpragmatisme.
- « Rendait plus grave encore la bande des hommes décorés » ironie : ils essayent de cacher leur ivresse en restant sérieux.
«la bande »= meute
« décorés »= pluriel. Importance de ces hommes que par le groupe mais seuls ils ne sont rien. (Napoléon III distribuait des décorations à n’importe qui à critique du second empire)
- Femmes : décrites comme guindées « elles sentaient des moiteurs » ; soumises « elle attendaient » ; « comme si leur tête eu légèrement tourné » rôle ironique du subjonctif.


III. « Mme d’Espanet … couverte de poils roux »
- Focalisation sur chaque personnage. On passe d’un personnage à l’autre par des détails qui les ridiculisent.
- Effet de variété : - homme / femme, jeunes / vieux
- changement d’échelle : à personnage= 1 aprtie du corps
à 1 personnage
à groupe
- Le bourgeois est vulgaire par ses comportements : - « M. Huppel de la Noue examinait le manche d’un couteau » => absence totale d’activité intellectuelle
- « ; » marque un changement
d’échelle. 2 personnages : Toutin Laroche et Haffner « lambeaux de phrases », « hochement de tête » => parlent pour ne rien dire, conversation sans intérêt.
- Intervention de Zola qui exprime son dégoût du second empire : - détails concrèts : « rouge », «s’appuyant gauchement ». Ironie : intelligence qui n’est qu’un apparence.
- La description se termine par le baron Gouraud (le pédophile).
Symbole : la main droite
à hypocrisie, perversion, débauche : type le plus infecte du roman. Il symbolise tous les vices du Second Empire.
Homme hypocrite mais respecté car il est puissant à regard de Saccard: “Il comtemplait avec une tendresse respectueuse” (argent), il comtemple Gouraud plutôt que sa femme.


Conclusion :
A travers cette description du repas de bourgeois, Zola réussit à critiquer subtilement cette société malsaine du second empire qui est une introduction aux thèmes qui suivront dans le roman: l’inceste, la corruption… Le second empire donne à admirer, respecter des êtres sans moralité. On voit bien que Zola est fidèle aux principes du naturalisme: provocation et observation des détails les plus infimes.

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