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Les Confessions
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Jean-Jacques Rousseau - Les Confessions - Fin du premier livre


Les Confessions
1 Fin du 1er livre, de "La tyrannie" à "châtiment"
1. Situation :

C'est un texte du livre premier ; il rapporte une expérience de l'adolescence de la formation.

Jean-Jacques, placé à Bosset, chez un pasteur, un certain Lambercier. Il revient à Genève chez son oncle qui le place d'abord chez un greffier. Ce greffier, Masseron, le congédie en disant que ses mains sont faites pour la lime. On le place alors chez un graveur, un certain Ducommun. Encore un échec. C'est l'expérience relatée dans ce passage.



2. Lecture


3. Transition :

Ce passage est intéressant, significatif, pour une connaissance de Jean-Jacques, de sa formation, et une justification de ses idées.

Ce texte rapporte une expérience de la sévérité, de la justice, après une première enfance heureuse, si bien qu'à travers ce souvenir, le philosophe accomplit une démonstration.

La problématique opposée pourrait être " Comment ce qui été qualité naturelle chez Jean-Jacques se changera en défaut, en vice ? "

Pour cela, il multiplie les oppositions, et il est inscrit son souvenir, son expérience, dans le cadre d'une réflexion plus vaste, qui connote le " Discours sur l'Inégalité " .

Nous allons faire un commentaire méthodique en deux axes :

· L'opposition " autrefois - maintenant " .

· Signification et portée de se souvenir d'enfance.


4. Commentaire :


Axe 1 : Opposition " autrefois-maintenant " :


Tout le texte est bâti sur un réseau d'antithèse.

Il y a opposition de 2 champs lexicaux :

- Avant, positif, avec " liberté honnête ", " hardi ", " libre ", " égalité parfaite ",. Ce sont les connotations positives d'un âge heureux.

- Maintenant, insupportable, avec " esclavage ", " servile ",. Connotation très négative de ces mots, de la perversité et de l'inégalité.

L'antithèse apparaît aussi dans la construction syntaxique d'une vaste période.

C'est une phrase organisée en 2 temps : l'avant et maintenant, autour d'une principale " qu'on juge ", avec 5 fois " accoutumé à " pour l'avant, et 6 fois " maison où " pour maintenant.

Cette structure classique porte des affectes constamment.

Elle le soutient et une expressions très affectives sur des thèmes qui reviennent, positifs en première partie, négatif à la fin.

N.B. : Léger déséquilibre quantitatif tout de même, comme si le philosophe prenait davantage de plaisir à évoquer sa souffrance que son bonheur ancien.

Surtout, on remarquera que cette structure est la même que la phrase fondamentale du discours sur l'inégalité.

On considérera ce souvenir d'enfance commune mise en abîme du discours le plus important de Jean-Jacques.



La chute de Jean-Jacques est inscrite dans le temps.

En particulier, le début texte exprime une lente dégradation. " La tyrannie de mon maître finit par " , suggère l'enchaînement des causes.

" Changement " et " par degrés " impliquent l'inscription dans la durée.

Le philosophe multiplie les procédés lyriques.

Recours constant à la rhétorique, et à ce que l'on peut rappeler l'art oratoire. C'est le discours oral, fait pour être prononcé : l'oral et la prière.

Au niveau rhétorique, la période elle-même est significative. Multiplication par l'anaphore.

L'antithèse aussi est une forme lyrique, et aussi l'adieu final.

Implication du lecteur dans le " qu'on juge " .


Axe 2 : Signification et portée de l'histoire de Jean-Jacques :

Nous avons déjà démontré que ce souvenir justifie les principes philosophiques développés dans le discours. Il y a comme un lien entre la pensée et le vécu.

Deux tendances se dégagent :

- Dans un 1er temps, sentiment d'un passage de l'âge d'or à l'âge de fer. On notera des adjectifs différents pour qualifier 5 stades de la dégradation de Jean-Jacques :

- " chez mon père à hardi "

- " chez Lambercier à libre "

- " chez mon oncle à discret "

- " chez mon maître à craintif "

- après, perdu.

Le discours reste très proche.

- Jean-Jacques dénonce la relation du maître et de l'esclave.

Ducommun et désigné par un vocabulaire très dur : " maître tyrannique ", " esclavage servile ", " assujettissement ", métaphore sur la " chaîne ".

Vocabulaire qui souligne une trop grande sévérité dans les apprentissage.

Cette relation argument de la théorie de Rousseau " L'Homme naturellement bon est corrompu par la société qui instaure une domination de l'Homme par l'Homme ".


Conclusion Globale

C'est un texte significatif de l'objectif de Jean-Jacques à travers " les Confessions " : justifier l'histoire de ses idées par son propre vécu. Une ambiguïté demeure sur ce projet. Le titre " Les Confessions " connote une culpabilité, le sens d'une faute, or tout est mis en ouvre très habilement, pour au contraire se justifier, se disculper.

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