Poésies, Brise Marine
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La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres.
Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
D'être parmi l'écume inconnue et les cieux!
Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
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Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe
Sur le vide papier que la blancheur défend
Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
Je partirai! Steamer balançant ta mâture,
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Lève l'ancre pour une exotique nature!
Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs!
Et, peut-être, les mâts, invitant les orages
Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages
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Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots...
Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots!
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I. Situation
Poésie de jeunesse, beaucoup retravaillée
Alternative à l’ennui: l’évasion
II. Plan
1. Ennui, usure, dégout
2. Fuite, évasion
III. Etude
1. Ennui, usure, dégout
· La tristesse
v. 1 : “triste”, “hélas”: état d’ame du poète
Ennui mis en valeur pas “désolé”
· La confusion
fusion avec la mer v. 5
avec la nuit v. 6, double enjambement
succession de deux coordonnantes v. 8
· Le temps
présent de l’indicatif: négation du passé et impossibilité future
· L’usure
“j’ai lu tous les livres”: pas de stimulation intellectuelle; “papier”
“rien” en tete de vers; oxymore “cruels espoirs”
è imagine son futur ds la torture morale, impossibilité intellectuelle; de plus, “orage” traduit tristesse, mais aussi tentation et peur de fuite
2. La fuite, l’évasion
· Désir de fuite
“fuir! la bas!” comme Baudelaire “invitation en voyage”; aventure, exotisme
ms désir chuchoté: “brise marine”: hésitation
· Hésitations, peurs
temps v. 1 et 9 : laisser le passé mais oxymores, peurs (ex entammer la feuille blanche)
· Aboutissement
! semblent indiquer exaltation, décision finale de partir
IV. Conclusion
Alternance fuire/rester, espoir/désespoi, peur/évasion: problème du bloc de l’écrivain, ou du poète à une sorte de Spleen Baudelairien