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Poésies, Remémoration d'amis belges
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Stéphane Mallarmé - Poésies - Remémoration d'amis belges


Poésies, Remémoration d'amis belges
1 Nous présentons ci-dessous le sonnet avec quelques éléments de métrique :

* le signe // marque la césure,
* le signe / marque des coupes importantes,
5 * les rimes sont indexées par une lettre entre parenthèses.

Remémoration d'amis belges

A des heures et sans // que tel souffle l'émeuve (a)
10 Toute la vétusté // presque couleur encens (b)
Comme furtive d'elle // et visible je sens (b)
Que se dévêt / pli se//lon pli / la pierre veuve (a)

Flotte ou semble par soi // n'apporter une preuve (a)
15 Sinon d'épandre pour // baume antique le temps (b)
Nous immémori-aux // quelques-uns si contents (b)
Sur la soudaineté // de notre amitié neuve (a)

Ô très chers rencontrés // en le jamais banal (c )
20 Bruges multipli-ant // l'aube au défunt canal (c )
Avec la promenade // éparse de maint cygne (d)

Quand solennellement // cette cité m'apprit (e)
Lesquels entre ses fils // un autre vol désigne (d)
25 A prompte irradi-er // ainsi qu'aile l'esprit. (e)

Poésies, Stéphane Mallarmé.
Axes :

* premier examen, formel
* le décor transfiguré
* la temporalité
* hommage à l'amitié
* conclusion

Examen préalable du sonnet
Situation du sonnet
Dans le recueil intitulé "Poésies", ce sonnet se trouve placé entre deux pièces de circonstance :

Feuillet d'Album, adressé à la fille du poète Roumanille,
Chanson bas, commandé par le peintre Raffaëlli pour ses "Types de Paris".

Ce poème est aussi une pièce de circonstance, à l'origine, qui rend hommage aux poètes belges du cercle Excelsior, de Bruges, et à l'écrivain Georges Rodenbach, qui avait publié en 1892 le roman intitulé Bruges-la-morte.



Il est fermement déconseillé de distinguer l'examen du fond de celui de la forme. Toutefois ce sonnet reste hermétique à la première lecture, aussi convient-il de l'aborder graduellement, à partir de ce qui est le plus évident : sa matérialité.
Il s'agit d'un sonnet "canonique"
Ce sonnet comporte bien deux quatrains à rimes embrassées, et un sizain que l'apostrophe Ô très chers rencontrés distingue à son initiale (changement de ton). Suffisantes, voire riches, les rimes féminines alternent avec les rimes masculines, conformément à une tradition que les poètes de La Pléiade ont érigée en règle.
Le choix de l'alexandrin peut surprendre en cette fin du XIXe siècle, après qu'Hugo ait disloqué ce grand niais d'alexandrin. Mais le double choix de ce mètre et du sonnet relève d'une réaction à la poésie du siècle, aux innovations hugoliennes notamment (réaction que Baudelaire et les poètes parnassiens ont initiée au milieu du siècle : 1857, Les Fleurs du Mal).

La plupart des alexandrins sont en effet réguliers dans la mesure où ils comportent une césure à l'hémistiche.

Rappel : la césure correspond à une "coupe" particulière, mais à son origine et encore au XIXe siècle, elle correspond au point le plus haut de la déclamation, suivie d'une légère pause avant que la voix ne décroisse.

On nuancera cependant :

* le vers 4 est un trimètre régulier (4/4/4), où syntaxe et métrique s'accordent. Si l'on effectue malgré tout une césure à l'hémistiche, donc une césure enjambante puisqu'elle se trouve à l'intérieur d'un mot, on obtient un effet sonore intéressant : Que se dévêt pli-se (plisse ?) // lon (long) pli la pierre veuve.
* La césure à l'hémistiche, vers 1, isole la préposition sans et brise la locution conjonctive de subordination sans que en rendant leur autonomie à chacun de ses constituants.
* Vers 14, la première solution présentée a notre faveur : la diérèse sur irradi-er a pour conséquence la "rencontre" des deux /l/ dans le dernier hémistiche : ainsi qu'ail(e) l'esprit, rencontre qui illustre, de façon presque graphique, l'envol (deux ailes?) et qui, surtout, fond les deux derniers termes : aile / esprit.

La syntaxe brisée
Si l'inversion de l'ordre "prosaïque" des mots est fréquente en poésie, et notamment ici, la syntaxe est bouleversée plus profondément.

La "parenthèse" des vers 3 et 4.
La critique propose de voir ces deux vers comme une parenthèse, vétusté étant alors sujet de Flotte. Il reste que la pierre veuve, par sa position, semble aussi être le sujet de Flotte, en parallèle, ce qui crée une image insolite, mais conforme à d'autres et notamment à l'idée que l'on peut se faire de Bruges (pierre et eau). De la sorte, Flotte a deux "sujets" potentiels, dont l'un uniquement par "voisinage".
De même le syntagme Comme furtive d'elle et visible, qui devrait caractériser un substantif, peut aussi bien être associé au vers 2, et l'on aurait : Toute la vétusté + presque couleur encens + Comme furtive d'elle et visible. Ce dernier groupe se trouve placé, par la strophe, juste au-dessous de l'attaque du vers 2, et Comme peut faire écho à presque. Mais il est tout aussi plausible de considérer les vers 3 et 4 ensemble : je sens que la pierre veuve, comme furtive d'elle et visible, se dévêt pli selon pli. Le syntagme introduit par Comme serait alors une épithète détachée... L'important n'est pas de trancher entre l'une et l'autre des deux possibilités, mais de voir que la "concaténation" de la syntaxe produit un effet particulier : associer les syntagmes de plusieurs façons possibles, simultanément, ce qu'interdit l'usage ordinaire. Deuxième conséquence : la lecture linéaire n'est pas pertinente.

L'absence de verbe vers 7 et 8 : la critique y voit un "ablatif absolu". Il semble préférable d'y voir des propositions sans verbe : le verbe marque ordinairement un procès (du point de vue sémantique), or il est question de l'être, de l'essence ; le verbe porte également les marques temporelles, etc... or c'est une affirmation d'éternité qui est postulée, où le temps n'a plus lieu d'être.
C'est un procédé voisin que l'on retrouve avec le participe à valeur verbale mais atemporelle vers 9 et vers 10 . Les deux participes réfèrent chacun à un procés, et ont leur valeur sémantique verbale (voire leur valeur syntaxique : ils régissent chacun des compléments) mais ils marquent l'aspect : accompli pour rencontrés, progressif pour multipliant. Chacun des deux procès se trouve "dégagé" de la temporalité.

Pour conclure, brièvement, la syntaxe brisée incite à abandonner la lecture "ordinaire" et à lui préférer une lecture "tabulaire" ou par associations de termes et de thèmes.


Les thèmes lexicaux :
L'exercice d'explication de texte oblige à proposer une interprétation "raisonnée", fondée sur l'observation.
Un décor qui se transfigure
Le premier aspect qui se dégage de ce sonnet est celui d'un tableau contrasté mais peu concret de prime abord. La ville de Bruges est nommée ainsi que quelques éléments : pierre, canal, aube, cygne, cette cité... De fait, une présentation tabulaire des deux quatrains, opposée à celle des deux tercets, illustrera mieux le propos :


à des heures
sans que tel souffle l'émeuve
toute la vétusté presque couleur encens
comme furtive d'elle et visible la pierre veuve
flotte *
n'apporter une preuve
sinon d'épandre pour baume antique le temps



le jamais banal
Bruges multipliant l'aube
avec la promenade éparse de maint cygne
solennellement
cette cité lesquels entre ses fils un autre vol désigne
à prompte irradier

Cette présentation "tabulaire" permet de percevoir le contraste entre les deux quatrains et les deux tercets. Deux décors, deux "fonds" s'opposent.

Le premier met en scène une qualité abstraite "la vétusté" et une métaphore "la pierre veuve", en enchâssement. Certes du point de vue référentiel, le motif est celui de la ville, déserte dans la brume de ses canaux, ville aux vieilles pierres (et briques). Les vers 3 & 4 en présentent d'ailleurs presque clairement l'aspect : Comme furtive d'elle et visible peut s'interpréter comme un quasi oxymore : la pierre n'est pas visible en elle-même, bien que la brume laisse percevoir les masses des bâtiments ; je sens que se dévêt pli selon pli la pierre veuve : la brume s'efface progressivement, selon notamment le regard du promeneur (qui perçoit les formes en s'en approchant) - mais ce vers s'interprète aussi différemment (nous y reviendrons).
L'absence de mouvement propre est répétée par sans que tel souffle l'émeuve (à condition de prendre en compte l'étymon du verbe "émouvoir" : movere) et par flotte. Absence marquée aussi par sans que la césure à l'hémistiche isole, par les termes négatifs dans le deuxième quatrain : n'apporter une (aucune) preuve... sinon. Absence encore perceptible par le biais des sèmes d'horizontalité de "flotte" et de "épandre".
C'est, par touches successives, la mort qui est même évoquée : l'adjectif "veuve", l'absence de "souffle" (or celui-ci caractérise la vie), voire l'encens, utilisé pour les cérémonies funéraires (et certes pour d'autres célébrations). Ainsi "furtive d'elle" s'insère dans cette isotopie, qui le fait comprendre comme évoquant l'oubli : "la vétusté ... furtive d'elle".
Le décor toutefois a un caractère magique : la pierre "comme furtive d'elle et visible" est celle qu'enveloppe la brume sans la masquer totalement. Cette pierre que la brume rend "presque couleur encens" (en sang ?) peut sembler flotter enveloppée de brume et se reflétant dans les canaux. Caractéristique surprenante pour la pierre, qui en est devenue "furtive d'elle", ayant oublié sa densité habituelle.

A l'opposé, les deux tercets manifestent d'abord la clarté : "l'aube" et le "cygne" ont en commun la blancheur (alba, en latin), que le verbe irradier mis en valeur par la diérèse et par sa position à l'hémistiche, rend presque mystique, en la démultipliant. Second thème que celui-là : multipliant, éparse, maint indiquent bien une pluralité (cf "ses fils", "un autre vol"). Certes le lever du jour illumine la ville, mais ce recommencement de la lumière est ici démultiplié par les reflets qu'elle donne, en éclairant davantage les cygnes, par exemple, sur l'eau sombre (et plane) des canaux (d'où la métaphore défunt canal : le défunt étant vêtu de sombre et allongé dans la bière). L'opposition est même soulignée par le singulier de "canal" (le défunt canal), élément renvoyé à la thématique des deux quatrains (par l'adjectif "défunt"), mais seul, donc devenu secondaire : l'aube a triomphé, et semble le faire à "jamais", par sa démultiplication (perceptible encore dans "jamais banal", et dans "irradier").
Il faut ajouter que l'opposition est nette aussi quant au "motif syntaxique" : au lieu d'un abstrait, la vétusté, les deux tercets valorisent "Bruges", nom propre et unique, alors que la qualité de vétusté peut s'attacher à une classe indéfinie d'inanimés. Le nom de la ville est même l'objet d'une reprise anaphorique : "cette cité". Si le terme semble a priori impropre (quoi que Bruges soit "citée"), la cité est le modèle même de la ville comme communauté humaine (et non comme ensemble de constructions de pierre), le terme est donc hautement mélioratif.
La fuite du temps vaincue
L'opposition entre l'ombre et la lumière correspond aussi à un renversement de la vision du temps.

Si l'on choisit d'examiner l'expression de la temporalité, l'on constate que les deux quatrains comportent trois verbes au présent, à valeur de "présent étendu", presque a-temporel, car indéfini en ses "limites" : émeuve, flotte, semble. Chacun d'eux peut avoir pour "sujet" Toute la vétusté, l'abstraction de ce terme et sa signification renforcent la perception d'un temps indéfini, perception renforcée par le vers 6 : épandre pour baume antique le temps. A première vue, l'adjectif antique est épithète de baume : la vétusté recouvre comme un baume, lequel efface les blessures certes, et anesthésie (du moins pour les baumes vulnéraires), mais l'on "embaume" aussi les cadavres... notamment dans l'Antiquité égyptienne. Si l'on considère antique comme épithète de temps, le vers évoque alors l'oubli : le temps antique ainsi épandu serait celui, différent du temps historique, où tout s'efface dans le flou, où tout se dissout (les ruines ne sont plus des cités ni des temples).

A cette double vision du temps qui efface (comme la brume efface les formes) s'opposent, dès les quatrains, deux temporalités : celle du poète je sens, qui est celle de l'énonciation, qui affirme une présence vivante, et celle des vers 7 & 8, en rupture. Examinons les de ce point de vue.

Nous immémoriaux / quelques-uns si contents
Sur la soudaineté / de notre amitié neuve

A la notion de "vétusté", immémoriaux oppose l'éternité de la mémoire, du souvenir, en écho avec le titre : "remémoration". Mais l'opposition se développe avec les termes de soudaineté et neuve, qui marquent le surgissement (d'où la préposition sur, opposée à la notion d'horizontalité), l'irruption d'un événement. Le choix de "phrases nominales" atteste de cette rupture : la temporalité est évacuée : restent les notions ; la linéarité est de même vaincue, ces deux vers offrant plusieurs combinaisons possibles entre leurs hémistiches (lecture "verticale" notamment).
Cette rupture sera développée par le sizain.
D'abord par l'aspect accompli de rencontrés et de m'apprit, valeur aspectuelle qui, associée au sémantisme de ces deux verbes, marque l'irruption d'un temps nouveau : ceux que l'on a rencontrés restent connus ensuite, quand on a appris, on sait : la rupture marque le début d'un présent sans limites : désigne, et le temps au lieu de l'oubli devient multiplication : le jamais banal, multipliant l'aube, un autre vol, à prompte irradier. Ainsi, plus même qu'un présent infini, c'est un présent sans cesse nouveau qu'évoque le sizain, un envol lumineux sans cesse renouvelé ("jamais banal").

Hommage à l'amitié poétique
Or c'est l'amitié qui permet cette transfiguration du décor, du temps. Amitié qui, en suivant pour une fois la linéarité apparente du texte, permet de passer de je sens à Nous immémoriaux, et s'irradie en l'hommage qui inaugure le sizain : O très chers rencontrés. L'ambiguïté de la syntaxe incite même à lire "très chers rencontrés" comme agent de "multipliant l'aube", ce qui ferait de cette amitié la source même de la rupture d'avec le temps et la brume évoqués dans les deux quatrains (en analogie avec la rupture que provoquent les vers 7 &8, qui évoquent déjà cette amitié).
L'hommage à cette amitié, s'il est sensible par l'apostrophe "ô", par "très chers", par le substantif "amis", dans le titre, évite cependant l'épanchement lyrique : en faisant de cette amitié la source de la lumière, elle acquiert une valeur presque mystique.
Le cygne symbolisant aussi le poète (depuis les romantiques au moins), ne peut-on pas lire la promenade éparse de maint cygne comme la remémoration du groupe d'amis, à cela que la symbolique du cygne est ici éminemment positive (il ne s'agit plus du "chant du cygne" avant sa mort). De la sorte, les amis eux-mêmes sont ces "êtres de lumière" qui par leur promenade "multiplient l'aube". La lecture "tabulaire" témoigne encore de cet hommage :

cette cité m'apprit / ainsi qu'aile l'esprit

Le terme de "cité" confère à la ville de Bruges une noblesse antique, en référant aussi à la dimension humaine (cf la "polis" grecque), et ce nom peut s'interpréter comme une métaphore de la poésie elle-même, ainsi symbolisée comme une "cité radieuse" (où se serait produite la découverte de la poésie : "m'apprit ... ainsi qu'elle"). Le dernier hémistiche devient alors un hommage plus mystique encore : l'esprit n'est-il pas une allusion à l'Esprit Saint qui, lors de la Pentecôte, permit aux apôtres de parler toutes les langues ? Le chiasme phonétique "ai-l / l'-e(sprit)" se fait presque calligramme des deux ailes (l) qui s'élèvent... La thématique de la lumière, le verbe "irradier", peuvent référer à cette vision mystique : dès lors l'amitié apparaît comme une communion par l'esprit, comme une Pentecôte, dans la ferveur "si contents", et "irradier" (rendre radieux).

Cet hommage quasi mystique à l'amitié poétique permet dès lors de comprendre "la démarche poétique" que traduit ce sonnet. La poésie s'y présente comme une langue presque divine. Au lieu de concevoir ce que la critique nomme l'hermétisme mallarméen comme une forme de préciosité, la lecture de ce sonnet invite à la concevoir comme radicalement moderne, et atemporelle à la fois (ce que signifie le sonnet !).
En effet, la rupture de la syntaxe empêche la lecture linéaire, celle qui construit la signification de la phrase en restreignant successivement le sens de chacun des mots. Cette rupture incite à ne plus considérer le sonnet vers après vers, à ne plus le dévêtir pli selon pli, à ne plus l'envisager le poème comme monument (antique, pierre veuve), mais à "multiplier" le "vol des signes", l'envol de l'esprit. Les mots, par échos sonores, retrouvent leurs dimensions que la pratique ordinaire du langage (la prose) fait oublier : leur aspect signifiant, leur profondeur d'évocation. Le sonnet invite, en abandonnant la lecture linéaire, à la lecture tabulaire, voire récursive, voire "en tous sens", restituant au lecteur la possibilité de communier pleinement, par l'esprit, avec le langage!
C'est peut-être le plus grand hommage à l'amitié que de faire participer le lecteur à cette communion... que de la multiplier.
Conclusion
Le choix du sonnet, forme trois fois séculaire ("immémoriale") et de l'alexandrin (vers dont le nom provient de la poésie grecque du IIe siècle) témoignent de l'exigence formelle et de l'inscription de cette exigence dans l'éternité : le sonnet apparaît bien comme un défi au flux du temps.
La concaténation de la syntaxe restitue au lexique sa force d'évocation, sa nature de "signe" / "cygne". La lecture linéaire et habituellement utilitaire est rendue impossible. Les mots résonnent alors entre eux, retrouvent leur polysémie (qui résulte de l'ensemble de leurs emplois : encore un déni du temps qui passe), et ces échos sonores incitent à "lire en tous sens", à "faire sens" : le lecteur de la poésie s'approprie la jubilation d'interpréter, de découvrir le(s) sens (l'essence ?) : le langage retrouve sa nature profonde de communion, comme en une Pentecôte : saisi dans son essence, il restitue la variété des langues et leur unicité profonde : sonore avant tout, désignant en tous sens, superposant les significations en abyme, afin d'amener à "l'envol de l'esprit" dans la blancheur des cygnes. Des signes aussi, libérés de l'utilitarisme de la "communication" pour devenir formules presque magiques de la communion.

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