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Les Misérables, La mort de Javert
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Victor Hugo - Les Misérables - La mort de Javert


L'extrait à commenter, La fin de Javert, est un extrait de Les Misérables (Cinquième Partie, IV,2) de Victor Hugo parue en 1862. Hugo illustre sa vision de la mort à l'aide d'un exemple: le suicide de l'inspecteur Javert. Hugo décrit la mort de Javert en accentuant les aspects de l'eau. Il vise finalement de tracer son image de la mort.

Javert se noie dans la Seine à Paris dans une nuit extrêmement sombre.

Le texte insiste fortement sur le fait que l'action se déroule dans une nuit sombre par la répétition régulière du champs lexical de l'invisible: "Tout était noir" et "On ne distinguait rien" ligne 1, "...on ne voyait pas.." ligne 2, "indistinct" ligne 6, "On ne voyait rien" ligne 9, "sombre" ligne 12, "ombre" ligne 13, "ténèbres" ligne 15 et 19, "l'invisible" ligne 15, "noir" ligne 17, "ombre" et "obscure" ligne 20.

De plus Hugo clarifie au lecteur l'impossibilité de voir quelque chose en décrivant les impressions des autres sens qu'il propose explicitement comme alternative à la vue. L 'ouï: "On entendait un bruit d'écume; mais on ne voyait pas..." lignes 1 à 2 , la sensation: "On ne voyait rien, mais on sentait la froideur hostile de l'eau..." ligne 9 , l'odorat: "On ne voyait rien, mais on
sentait (...) l'odeur fade des pierres mouillées." lignes 9 à 10.

En effet l'inspecteur Javert se rapproche tout au long de l'extrait de la décision de suicide et se noie finalement. Par l'emploi du pronom "on" et de l'imparfait Hugo décrit ce que voit Javert. Il l'emploi pour ne pas alourdir le texte avec des formules comme Javert voit/pense. Cette vision d'abord objective devient au long du texte de plus en plus subjective: on passe de formules très objectives comme "On ne distinguait rien." ligne 1, "..on ne voyait pas..." ligne 2, "On ne voyait rien ,..." ligne 9 à une vu très subjective de la nuit "ténèbres" ligne 15 et 19 . Ce développement illustre le procès mental de Javert vers la mort. En plus le processus de l'hésitation de Javert est exprimé aussi par les oxymores "...abrupt, confus.." ligne 7 et "... il considérait, 'invisible..." ligne 15 qui laissent disparaître les limites très claires entre la vie et la mort.

Finalement la description détaillée au passé simple nous montre que Javert a hésité jusqu'à la dernière minute. Le passage "...,se courba vers la Seine, puis se redressa,..." lignes 18 à 19 nous montre que Javert a réfléchis une dernière fois juste avant de sauter et c'est probablement à ce moment précis qu'il a vraiment pris la décision de sauter. Par conséquent la suite "...,et tomba
droite..." ne laisse paraître aucune hésitation. Javert se noie dans l'eau qui joue un rôle très particulier dans cet extrait.

Plus de deux tiers du texte (ligne 1 à 13) Javert regarde la Seine, évidemment l'aspect de l'eau est très intéressant dans cet extrait.

Comme déjà démontré plus haut Hugo parle des sensation de l'eau par l'intermédiaire de 4 sens différents (la vue, l'ouïe, la sensation et l'odorat) ce qui provoque une focalisation du lecteur sur l'eau. L'eau est décrite comme froide ,hostile et puissante ( "la froideur hostile de l'eau" ligne 9 et "l'eau ayant cette puissance" ligne 4 ) En plus on observe une personnification de l'eau: "...,l'eau ayant cette puissance ,(...), de prendre la lumière (...) et de la changer..." lignes 4 à 5, "..., le tragique chuchotement du flot, ..." ligne 11.

On peut en conclure que l'eau représente dans cet extrait la mort. Les épithètes associées à l'eau, froide, hostile et puissante sont aussi valables pour la mort. Elle aussi elle refroidit le corps; est cruelle, sans pardon et elle est omnipotente. Dans cet extrait l'eau est personnifiée ce qui fait allusion aux personnifications fréquentes de la mort. L'eau est périphrasée par les ténèbres ( "..., et tomba droite dans les ténèbres" ligne 19 au lieu de "..., et tomba droite dans l'eau") cela rapproche l'eau encore plus de la mort. En plus l'eau est associée au serpent ( "serpentait" ligne 3 et "en couleuvre" ligne 5 ) qui lui est une image
pour le mal et la mort. Javert se jette dans la mort mais qu'est ce qu'il y a d'après Hugo après la mort .

Victor Hugo décrit longuement l'eau, l'image de la mort, et exprime par ce moyen sa vision de la mort.

Pour Hugo ce qui est après la mort est invisible pour les vivants c'est pour cela qu'il emploie fortement le champs lexical de l'invisible et du noir ( "indistinct" ligne 6, "sombre" ligne 12, "ombre" ligne 13, "ténèbres" ligne 15 et 19, "l'invisible" ligne 15, "noir" ligne 17, "ombre" et "obscure" ligne 20 ) et ne laisse pas réussir Javert de voir ce qui est après la mort ( "...,regardant cette ouverture de ténèbres" lignes 14 à 15 ). Hugo clarifie finalement son point de vue qu'on est ignorant à propos de la mort: "...l'ombre seule fut dans le secret des convulsions de cette forme obscure disparue dans l'eau." lignes 20 à 21.

Même s'il dit qu'on ne peut pas voir ce qui se passe après la mort, il s'imagine la mort comme le néant ce qui démontre l'emploi régulier du champs lexical de la profondeur utilisé dans des hyperboles pour parler de la profondeur de l'eau qui représente finalement la profondeur pour lui vraiment infinie de la mort : "profondeur vertigineuse" ligne 3, "immensité" ligne 6, "gouffre" ligne 7, "escarpement de l'infini" ligne 8, "abîme" ligne 10, "...la chute imaginable dans ce vide..." ligne 12, "disparue sous l'eau" ligne 21. Pour lui la mort est négative ce qui justifie le double emploi de "ténèbres" et le rapprochement de l'eau au serpent ( "serpentait" ligne 3 et "en couleuvre" ligne 5 ) et donc du mal à la mort.

Victor Hugo exprime sa vue de ce qu'il y a après la mort par la comparaison entre l'eau et la mort dominant tout l'extrait: on ne peut pas le voir mais il s'imagine le néant et l'immensité. Déjà seulement ce court extrait anime chaque lecteur à réfléchir ce qu'est la mort et à s'imaginer ce qu'il pouvait y avoir après elle.

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